Votre banquière vient de vous appeler. Vous avez 666 euros de découvert. 
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C’est le moment de faire un truc sympa ce week end. “Papa, on achète une jaguar?”. Elle vous tend les bras. Elle a la couleur du péché. C’est une Jaguar XJ6. Le modèle équipé du moteur XK “4,2 litre” (en anglais dans le texte). Une série une, celle avec la grosse calandre et les ailes arrières pointues, l’intérieur tout en bois et alu. Le modèle est sorti en 1969, celle ci est de début 1968. C’est la 28eme fabriquée.

Détail mineur: L’auto se trouve à Paris, vous à Nice. Il va falloir la ramener et découvrir de vous même les dix bonnes raisons de ne pas acheter une Jaguar XJ6 série 1…

 “Bonjour, j’appelle pour la XJ6…

Vous pouvez m’envoyer une copie du contrôle technique”

Le contrôle technique est vierge.

“2000 Euros… C’est votre dernier prix?”

“Oui”

“On peut envisager 900 kilomètres avec?”

“Euh.. Non, c’est une Jaguar.”

N’ayant pas compris que cette dernière phrase N’EST PAS de l’humour anglais, vous ne pouvez vous retenir

“Je suis là samedi. Gardez-la moi”

Une jaguar, un week end, la route des vins du nord au sud, vous venez de faire une connerie.

 

jaguar_xj6_s1_course1 ère Raison:
Une Jaguar XJ6 Rouge, ça ne plait pas aux femmes
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Heureux de votre acquisition, vous décidez de la ramener à la maison. Petite halte à Paris pour aller chercher votre dulcinée à la sortie de son travail. Fier, dans votre auto longue, très longue, avec un bruit sourd, très sourd, vous attendez dans la rue, en double file, à la niçoise. Maintenant que vous avez une JAAAG, vous le pouvez.

Elle monte, les dents serrées

“Démarre… vite, je veux pas être vue la dedans”

Elle ne veut pas être vue dans une Jaguar? La plupart de vos conquêtes vous feront pourtant le même retour:  c’est ostentatoire dans le meilleur des cas, une caisse de vieux dans le moins bon…

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2nde Raison:

Une Jaguar XJ6, c’est une auto compliquée, très compliquée…
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Première berline monocoque à déformation programmée, elle est montée sur les trains roulants de la type E: Roues AV et AR indépendantes avec disques inboard derrière, le tout ne pèse que 1450 kgs. Avec les 245 Chevaux (Sae) de son 6 cylindres double arbre,  la XJ6 en son temps pouvait rouler à plus de 200km/h. En comparaison, une Ferrari 330 GTC 2+2 contemporaine fait 300CV, 1380 Kgs et monte à 245 km/H.

C’est là qu’est l’erreur, on pense s’acheter une banale berline un peu cossue, il s’agit en fait d’une auto vraiment performante qui requiert un entretien approprié. Personne ne se plaindra jamais de la complexité ou du manque de solidité d’une Ferrari. Tout le monde va se plaindre de sa Jaguar: pour changer les disques AR, il faut retirer tout le berceau, pour changer la chaîne de distribution, il faut soulever le lourd moteur.

Les pièces détachées sont quasiment toutes disponibles et plutôt bon marché, mais voilà: il va vous en falloir beaucoup car personne ne lui a assuré d’entretien à la hauteur de ses exigences. Donc lorsque, toujours à Paris, vous vous présentez chez “British Steel Motor Hope” pour un simple graissage, vous vous apercevez rapidement, à la tête que fait le mécanicien lorsqu’il ouvre votre capot, que vos 666 Euros de découvert ne tiendront pas la journée: jaguar xj6

– Joint de culasse HS: le moteur risque de vous lâcher à chaque instant

– La boite auto 3 vitesse ne peut pas rétrograder: vous allez devoir vous taper tous les cols en troisième.

– Jeu de 5 centimètres sur la colonne de direction: il va falloir guidonner comme dans les bons vieux films américains

– Les pneus ont plus de hernies qu’un contorsionniste..

– Enfin, le contrôle technique était aussi vierge qu’une pom pom girl à la fac.

D’un week end relais et châteaux vous passez soudainement à une course poursuite endiablée, avec comme adversaire un six cylindres de “4,2 litre” (en anglais dans le texte), et vous n’avez aucune chance de vous échapper: il va falloir s’arrêter tous les cinquante kilomètres pour nourrir le XK avec 12 litres d’eau..
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Damned…

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jaguar_xj6_s1_roadtrip53eme Raison:

Vous avez oublié, nous sommes à la fin années 90

Vous avez choisi une tenue peu adéquate à l’allure originelle de votre destrier: chemise à fleur façon Thomas Magnum, et, enfin une bonne décision, vous avez préféré un ample pantalon de lin au mini short en jean hawaïen. Au final, rien n’y changera: en plus d’avoir une XJ6 qui passe le plus clair de son temps sur la bande d’arrêt d’urgence, vous êtes sapé comme une merde et avez l’air d’un con, sale.

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4eme Raison:

Une XJ6 est une auto qui sait s’adapter
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Et la votre va le faire avec maestria: Le déclin imminent de votre moteur et le manque de reprise (conséquence de la troisième forcée) ont conduit l’auto à s’alléger d’elle même. Venant perturber le confort ouaté de votre salon anglais sur roues, entre quatre haltes de remplissage d’eau et une d’essence, de légers bruits viendront perturber votre flegme impassible: ce sont les morceaux plus ou moins utiles, qui, une fois ébroués par la mise en route d’une auto qui n’était vouée à se mouvoir, vont avoir tendance à se détacher et se répandre derrière vous. Nous ne saurons que trop vous conseiller d’éviter de vous arrêter sur les aires d’autoroute proches des lieux que vous avez essemés: vous risquez de tomber nez à nez avec un malheureux qui aura crevé sur vos cadeaux vintage. Ne vous faites pas d’illusion: il saura reconnaître le cache poussière en acier qui protégeait vos cardans et que vous avez paumé il y’a 5 kilomètres: vous êtes le seul blaireau couché sur une bagnole en panne. Ah, un autre détail qui va aggraver sa suspicion: la bagnole en question est une jaguar, et à part vous, tout le monde sait qu’elles sont cacochymes.

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jaguar_xj6_s1_roadtrip5eme Raison:

Le cuir n’est pas naturel
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Fait de bois, d’aluminium et de cuir, l’intérieur de l’auto présente un bel aspect. C’est un point positif, vous êtes allergique au plastique, cette matière dure au toucher, inodorante, fragile.

En voyant l’état de préservation du cuir de cette XJ6, vous vous étiez dit qu’il existe vraiment des produits incroyables pour faire garder à la peausserie des sièges l’aspect du neuf.

A l’issue d’une journée de voyage harassante, faite de haltes mécaniques répétitives, d’insultes frénétiques envers l’ingénierie anglaise, les autres usagers qui n’avaient qu’à pas rouler sur cette p£$#”n de pièce au milieu de la route et les pompistes qui définitivement, pourraient se mettre d’accord pour donner des miles aux bons clients, puisque vous avez estimé, à raison, qu’un Paris / Nice en jaguar vous ouvrait droit à deux allers retours Marseille // Göteborg en première sur Air France…

Bref, à l’issue de cette journée de merde qui a mis votre passion pour l’automobile ancienne à rude epreuve, vous profitez de la chambre d’hôte louée à proximité de Clermont Ferrand (bien avant en fait), de son jardin et de sa piscine que vous n’avez pu distinguer dans l’obscurité mais espérez bien pouvoir apprécier demain matin à l’aube, quand, grand dieu, vous vous apercevez que votre dos, votre séant et vos cuisses ressemblent à s’y méprandre au front de votre cousin en pleine adolescence: Apparemment, cette pâte miracle que vous a laissé le vendeur dans le coffre pour traiter le cuir n’est pas si naturelle que ça, ou alors elle l’était quand il l’a achetée: au lancement de la voiture en 1968.

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6eme Raison :

Une Jaguar, c’est une voiture anglaise avant tout
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Il existe des mythes qui ont la peau dure dans le monde de l’automobile ancienne, l’un d’eux voudrait nous faire croire que la défaillance électrique qui sévit sur la plupart des voitures de collection anglaises serait due à une seule marque: LUCAS. Jaguar xj6

Vous avez toujours trouvé que cette marque avait un nom plutôt élégant mais votre goût est certainement étrange, puisque, oui, vous roulez en jaguar rouge.

Faisons un essai: ça fait maintenant une journée et demi que vous vous êtes paumé dans cette magnifique mais oh combien déshumanisée région du centre de la France.

– Vous ne savez pas quelle est la température de votre moteur: allumé comme éteint, celle ci reste extrêmement stable, à peu près au milieu du compteur.

– Vous ne savez pas pourquoi il y’a un bouton sur le tableau de bord qui fait caler la voiture. (il s’avérera que cet interrupteur sert à actionner le second réservoir de 60 litres, percé, qui combiné avec son jumeau de l’aile d’en face vous permet d’atteindre une autonomie de dromadaire, 600 kilomètres sans ravitailler)

– L’essuie glace ne fonctionne qu’en mode balayement intermittent aléatoire.

– Le Compte tours fait un x2: Sur autoroute, il affiche 6000 trs/min. Vous avez l’impression de conduire un VTEC

– Les phares sont paramétrés pour une voiture de foire: ils font des clins d’oeil, alternant code et plein phares, mais jamais simultanément.

Vous découvrirez bien plus tard, à force d’expériences, que les anglais possèdent une vision bien particulière de l’électricité, faite de cosses, de fils aux couleurs multiples et variées et de coton. Bien que plutôt cartésien, vous ne vous déferez plus de l’idée qu’il existe une certaine obstination à vous emmerder inscrite dans le code génétique de cet amas filaire: casses de fusibles en chaîne, klaxon qui reste coincé en plein milieu de la nuit et qui finit par s’auto immoler, clignotants qui s’allument, puis qui s’éteignent…

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7eme Raison:

La seule pièce qui n’est pas anglaise sur l’auto est… belge.
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Il s’agit de ce magnifique toit ouvrant WEBASTO qui court sur toute la longueur du plafond de votre anglaise. Ca vous avait fait craquer, il est rouge, assorti, mais voilà, il n’est pas du tout étanche. Hier, premier jour du périple, durant lequel vous avez bravement parcouru quelques centaines de kilomètres en faisant la course sur l’autoroute avec les équipes d’entretien des sanitaires, il faisait beau, cela vous a permis d’attraper un magnifique coup de soleil sur le front, qui s’associe au mieux avec votre chemise à fleurs et votre dos couvert de nodules.

Mais AUJOURD’HUI, il reste 600 kilomètres à parcourir. Il pleut. Le toit belge n’est pas étanche, et encore, lorsqu’il reste en place, car il s’ouvre intempestivement, douchant le cuir empoisonné et les passagers échaudés toutes les 10 minutes.

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8eme Raison:

Vous allez ruiner votre famille
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Avec 666 euros de dettes et une année de chômage conséquences d’une brillante carrière commerciale non encore entamée, c’est votre père qui va se charger de financer votre rêve commun. Le pauvre ne sait pas dans quoi il se lance, entre l’achat, les pièces détachées et la côte vacillante, cette rogne va vous rester sur les bras pendant une bonne vingtaine d’années, vous observant à travers ses quatre optiques scellées. A l’abri sous l’aile de votre réplique de Donnet Leveque, à coté de la carcasse de Requin, elle sera le témoignage des excès dans lesquels peuvent conduire des une passions dévorantes

 

 

9eme Raison:

L’écrou unique viendra à bout de vos connaissances mécaniques
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Une fois passés la joie (brève), la rage, l’énervement, votre paternel sombre dans la résistance face à sa nouvelle auto et son rêve de cuir anglais déchu.

Une vieille théorie affirme que dans toute mécanique, et donc à priori dans toute auto, il existe un écrou, un seul, qui a été assemblé en premier, précédant un complexe et anarchique processus industriel, qui, d’un amas de cuir, de bois, d’aluminium et d’acier créera une jaguar rouge. Il est logique d’imaginer que cet écrou qui a précédé tous les autres ne pourra être retiré qu’en enlevant tous les autres: c’est l’écrou unique, la seule pièce indémontable de ce fattras mécanique qu’est une auto.

En démontant la diablesse rouge, quelle ne sera pas votre surprise de constater que TOUS LES ÉCROUS QUI LA COMPOSENT SONT DES ÉCROUS UNIQUES. Chaque opération nécessitera ainsi le démontage d’une partie conséquente de l’auto, allongeant de manière exceptionnelle le temps de remise en état du bloc moteur fendu.

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jaguar_xj6_s1_roadtrip210eme Raison:

Même si elle essaie de vous tuer quand vous roulez, c’est une sacrée auto
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Comme évoqué précédemment (Ferrari etc…), la jaguar est une voiture complexe, qui aura de nombreuses pannes inexpliquées, se soldant TOUJOURS par une tentative de mise à mort de ses occupants ou de sa mécanique. Ainsi, en quelques 2500 kilomètres nous pourrons noter: ouverture intempestive de portes, absence de freins dans un virage en épingle, éjection du moteur par l’avant lors d’un freinage appuyé…

Lorsque, jour de chance, le tout se met à fonctionner, cette sculpture mécanique vous étonne: l’ensemble est rivé à la route, le moteur a une appétence pour les hauts régimes, la barre des 130 sur une route de campagne est rapidement dépassée, même en virage (test réalisé sur route fermée par des pilotes professionnels bien entendu), le tout dans un mélange de sportivité et de confort, mêlant effluves de cuir et d’essence, calme et rugissement du 6 cylindres, une suspension souple mais que ne prend pas de roulis… La Jaguar XJ6 sait être une auto gratifiante.

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Ainsi, en plus d’être la pire malédiction mécanique que vous ayez connu, la XJ6 est vraiment une auto superbe, dont la plastique n’a d’égale que le caractère mécanique. Tel un billet de loterie non vérifié, vous et votre père passerez le reste de la vie de l’auto à la contempler et la rêver telle qu’elle ne sera jamais.

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L’auteur tient à vous informer que toute ressemblance avec des personnages ayant existé ou des faits ressemblants ne serait que pure coïncidence.

Dix bonnes raisons de ne pas acheter une XJ6
La XJ un achat égoïste, qui repose simplement sur le plaisir de s’asseoir dans son écrin de bois et de cuir. Maintenant, faites un effort de prononciation, vous avez une "JAAAAAG"
Power7
Handling7
Futur value3
Men appeal8
Fear factor10
Mojo3.5
+ JAAAAG
  • Cuir et bois
  • Culasse de 1 mètre de long
  • Comportement général
- Shitty cat
  • Fuel economy
  • Sex appeal
  • Imprévisibilité
6.4Note Finale
Note des lecteurs: (135 Votes)
3.6

73 Réponses

  1. Denis

    Bonjour,

    J’ai beaucoup ri et adoré votre article, les aléas mécaniques des anciennes sont ce qui fait tout leur charme!

    Je roule actuellement en MGF Trophy et en Audi S6, bien sûr le confort des modernes avec leurs diverses assistances et équipements donnent un doute sur le passage à une ancienne…

    A force de voir enfant les Bond, Chapon melon et bottes de cuir et les aventures de Simon Templar on ne peut que succomber au charme des anciennes aux belles carrosseries. L’élégance et la classe britannique faisant le reste.
    Je me suis intéressé pendant longtemps aux MGB GT avec leur belle proue, en ayant déjà une moderne. Mais le petit gabarit lorsque l’on est trois et bientôt quatre en famille laisse perplexe.
    Dans un budget accessible aux “ouvriers” on trouve la Mulsanne, mais son dessin plus moderne et quelconque me laissent de marbre.
    Il y a sa cousine la Silver Spirit, les reproches sont les mêmes. On trouve aussi la Silver Shadow qui elle a un charme fou avec ses belles formes galbées.

    Et les XJ… XJR, XJ12 , des acronymes qui laissent rêveur.
    En me baladant sur VK, un facebook russe, je suis tombé sur les photos d’une Daimler XJ12 façon Bigcat je suis resté pantois.
    Les ailes bombées et les jantes à gros voiles vont à merveille avec la ligne XJ et le charme anglais se transforme en bestialité des Muscle Car.
    Depuis, je fais souvent les annonces sans trop y croire. Juste histoire de me faire du mal et admirer ces belles Jaguar.

    Puis je suis tombé sur une Série 1 de 73 qui dormait dans une grange depuis bien des années, les entrailles à l’air. Les cylindres ont eu le temps de rouiller et la mémoire de l’ancien propriétaire a flanché sur les raisons du démontage du bloc.

    Je la vois déjà sur la pelouse avec des jantes à rayons.
    Elle me fait de l’oeil, dans sa belle robe grise et son cuir noir. Je sens que je vais craquer…

    Répondre
    • phil83

      un V6 de 1973….faut l’acheter direct c’est un modèle unique jamais fabriqué!
      Ensuite si elle est dans l’état que tu dis, prend tes jambes à ton cou!
      il y en a des centaines à vendre sur LBC….un “collectionneur” qui restaure une XJ6 4.2L

      Répondre
      • Denis

        Ah oui à ce point là ?

        Pourtant les pièces sont assez facilement trouvables de ce que j’ai regardé.

        Je n’ai pas regardé le prix du marché sur la France mais en Suisse les Série 1 roulantes oscillent en 20k et 50k actuellement.

        Je me disais que ce serait l’occasion de pouvoir refaire le moteur à neuf ainsi que les faisceaux.

        J’ai aussi vu installer un troisième carbu par banc sur ce V6.

      • phil83

        oui les pièces sont relativement faciles à trouver! mais ne pas oublier qu’elles sont chères….sans compter la MO!
        Regarde sur LBC tu verras le prix d’une Serie1……
        et je te rappelle que le V6 n’existe pas sur une S1!

      • Denis

        Oui le 6 en ligne, pardon. Je n’ai presque que des V8, une sale habitude qui me reste… ^^

        La main d’oeuvre c’est la mienne, donc mise à part les pizzas que je me ferai livrer elle ne sera pas très élevée…

        Effectivement après un tour sur LBC, les XJ S1 roulantes sont plus basses qu’en Suisse.
        Mais pour ce qui est de celles à restaurer c’est une autre affaire, carrosserie rouillée, pièces manquantes, etc… et il n’y en a pas tant que ça des S1…

        Celle que j’ai trouvé à l’intérieur en très bon état, pas de rouille, ni de cloques sur la carrosserie.
        Aucun besoin d’effectuer un dédouanement, déjà en papier Suisse. Et la plus proche qui serait intéressante en France est à plus de 1200km aller-retour

        J’attends actuellement plus de détails de la part d’un professionnel par rapport à son état mécanique…
        Quel serait les gros problèmes pour que je prenne mes jambes à mon cou ?

      • Hugo
        Hugo

        Bonjour,

        Je me joins à la discution un peu tardivement. Je vous remercie de vos commentaires. Si je peux apporter du grain à moudre: voici dans l’ordre ce qu’il faut privilégier sur une XJ6 selon moi:
        – 1 LA COQUE: la XJ est une monocoque qui rouille toutefois un peu moins que ses homologues britanniques. Mais une coque vermoulue est une plaie à reprendre!
        – 2 LA MÉCANIQUE : si le XK en bon état est fiable, lorsqu’il est en fin de vie il devient médiocre: rates, fonctionnement rugueux… C’est alors que l’on découvre que les bons blocs sont de plus en plus rares et de plus en plus chers, et qu’en dépit du prix raisonnable des pieces, il va vous en falloir beaucoup pour refaire ce moteur.
        – 3 INTÉRIEUR : la sellerie d’une serie 2 se trouve assez facilement. Par contre, les éléments specifiques de la serie une sont rares: sellerie perforée sans appuie tetes, compteurs chromes des premières series…

    • Horn gilles

      10 raisons de ne pas l’acheter ! Mais combien pour l’avoir ? Ou la regarder? La mienne ne va pas tarder et votre article m’excite encore plus !! Thank you brother (OLIVER )qui m’en fait cadeau.

      Répondre
  2. olivier

    formidable article super bien écrit! ça me donne envie d’en acheter une, et de la retaper tout, tout doucement….

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Merci ! Un conseil, foncez. Il reste encore quelques exemplaires correctes à vil prix! Mais je vous parie une bonne bouteille de Scapa que ça ne vas pas durer.

      Répondre
    • Erik Richom

      Cela fait bien longtemps que je n’avais pas entendu autant de lieux communs sur cette XJ6, lieux communs qui généralement étaient diffusés par ceux qui n’ont jamais eu la chance de rouler tous les jours dans cette magnifique et… fiable voiture !
      La seule réelle fragilité de cette dernière, et sa seule véritable et terrible erreur de conception réside dans sa boîte de vitesse automatique qui lui mange sa puissance, est source de bien des maux, fuites, casse etc…, et rend toute velleité de conduite rapide ou seulement rationnelle rigoureusement impossible…
      Bien sur, les XJ sont plus rapides, plus fiables, moins gourmandes et un vrai velours à conduire avec la classique boîte 4 couplée à cet overdrive si efficace qui rend la voiture presque économique (mais n’exagérons rien…) à vitesse stabilisée tant qu’elle n’excède pas 130-140km/h. L’aérodynamisme discutable et les gros SU ne favorisent pas tellement les surrégimes sur ce modèle sans les monnayer avec insistance …
      Tous les connaisseurs vous dirons la même chose. D’ailleurs c’est très simple, les XJ à overdrive sont presque introuvables et les amateurs les gardent, alors que les boîtes auto pullulent à vil prix sur le marché!

      Vous l’aurez compris, acheter une XJ à boîte auto est une erreur de novice. L’acheter rouge, couleur réservée aux cabriolets et petits coupés sportifs, est une simple faute de goût comme pour toute autre voiture de cette taille…
      Une belle XJ sera de préférence dans le fameux Old English White (ivoire), couleur qui souligne le mieux la subtilité de ses nombreux galbes et sa ligne puissante et élancée, et se marie à merveille avec son intérieur cuir naturel (tan) et ses chromes généreux. Les autres couleurs ne sont pas aussi collées à la personnalité de cette voiture et lui confèrent une élégance beaucoup plus étouffée dont se contentaient les allemandes d’alors…

      Mention également passable pour la clim et son compresseur qu’il vaut mieux démonter et garder dans un carton. Ce n’était après tout qu’une option, presque inutile dans le nord de l’Europe ! Chevaux supplémentaires et économie de carburant garantis sans cette charge…La ventilation électrique est puissante et largement suffisante.
      Changer les deux pompes à essence Lucas peu résistantes pour une seule Facett en connectant les deux réservoirs ensemble est aussi une amélioration vérifiée par l’expérience.
      Meilleure répartition des charges et antivol invisible à la clé grâce à l’inverseur de réservoir au tableau de bord!

      Quoi d’autre? Rien de plus compliqué ni de plus ésotérique que n’importe quelle voiture. Mécanique anglaise classique, voire rustique dans bien des domaines (je parles des S1 et S2) et gros organes souvent plus accessible que sur bien des françaises contemporaines dépourvues, elles, de la moindre allure!
      Ah, si, le traitement anti-corrosion des XJ est très superficiel et la carrosserie comporte nombre de doubles parois inaccessibles. Alors pour la protéger, j’avais méticuleusement pulvérisé partout ou l’eau peut entrer un petit nuage de W9 qui s’infiltre ensuite dans tous les endroits vulnérables. Simple, et terriblement efficace.
      En 2002, date de sa revente, ma XJ n’avait aucune rouille ni cloque suspecte contrairement à beaucoup d’autres.

      Que chaque boulon soit unique sur une XJ est à peu près aussi décalé que demander à un architecte américain de faire ses plans en métrique ou d’exiger d’une hôtesse de Thaî Airways de parler français si son équipage se pose à Roissy !
      Les boulons restent de parfaits standards du pas…anglais (mais oui, çà existe), alors bien sur si on essaie de restaurer une XJ en prélevant des boulons sur une épave de R16, çà ne va pas le faire. Par contre, n’importe quelle Triumph, Austin, MG ou Healey fera très bien l’affaire…

      Deuxième hérésie que cette comparaison bien hasardeuse avec une Ferrari 330 GT !
      Depuis quand les confortables limousines de classe se comparent aux sportives exiguës assemblée autour du seul moteur comme centre unique de préoccupation ?…
      En cas de panne de mémoire, Jaguar avait plutôt prévu une modeste alternative pour ce genre de parallèle, appelée la Type E… Déjà oubliée?…
      D’autre part la version vitaminée de ce même 4,2 litres qui équipe les Lightweight, déjà plus proche de la 330 GT dans sa conception, n’a strictement rien de ridicule sur un circuit surtout quand elle dépasse cette dernière, avec d’ailleurs encore plus de chances de boucler l’épreuve, les amateurs de VEC le savent tous !
      Mais dans cet esprit, toute approche objective d’une XJ est d’avance vouée à l’échec…

      J’ai bien sur été novice moi aussi, mais un jour, séduit depuis des années par cette magnifique et attachante voiture, et pour rester fidèle à une série plus de vingt ans d’anglaises diverses, j’ai fini par craquer pour une belle XJ 4,2L S2 de 1975, bien sur en robe ivoire et avec overdrive, ayant déjà expérimenté les agréments de ce dernier sur diverses triumph TR…
      N’ayant pas trouvé de trop rare XJC avec overdrive, cette berline n’avait qu’à peine moins d’allure !
      Il m’a fallu passer outre les quolibets de mes amis qui, malgré leur totale inexpérience, me répétaient à l’unisson que mes problèmes ne faisaient que commencer, ignorant tout autant que moi que la terrible réputation qui a été bâtie autour de cette voiture vient d’une longue période de grève et de mouvements sociaux à Coventry qui avait vu sortir de ses chaînes nombre d’exemplaires dépourvus de contrôle ou victimes de petits sabotages, comme quelques segments manquant sur les pistons, des boulons oubliés, pas serré, etc… A cette époque, Jaguar a juste failli disparaître comme bon nombre d’autres noms prestigieux l’ont fait alors au sein de la catastrophique British Motors Corporation…
      Beaucoup de clients de l’époque, n’attachant à Jaguar que l’image qu’ils étaient venus acquérir pour eux-mêmes à travers le prestige de la marque, dont beaucoup incapables d’évaluer les réelles qualités de cette voiture, ont tôt fait de transformer des incidents dus à des irrégularités de fabrication en défauts inacceptables liés à la voiture elle-même, et répandre dans leurs sphères d’influence cette image catastrophique dont on hérite encore aujourd’hui, jusqu’à transformer cette réputation en véritable sujet de plaisanterie, voire en snobisme à l’état pur !
      C’est une Jaguar, il n’y a pas de meilleure image sur le marché, alors il faut donner l’impression de la mériter en souffrant beaucoup, et surtout en en parlant le plus possible…
      Il serait temps de remettre ce mythe dans l’obscur placard dont il vient !

      Pensant, sous influence de tout cela, que ce caprice de m’offrir cette irrésistible XJ ne durerait que quelques mois, mais préférant tout de même en avoir le coeur net, j’ai alors gardé une autre voiture, m’attendant au pire…
      En définitive, j’ai ensuite gardé cette superbe XJ pendant 12 ans sans aucun dommage majeur, ni aucune panne me laissant au bord de la route, ai parcouru plus de 130.000 kms de plus à son volant dans un confort et un plaisir rarement égalés, et en ai rarement soulevé le capot pour d’autres raisons nécessaires qu’un entretien que j’ai fini par toujours assurer moi-même sans grande difficulté vu la grande accessibilité des organes, ou les réglages d’usage des ces gros SU étant très simples à synchroniser, ou un classique réglage des culbuteurs.
      Toutes les autres fois, c’était pour admirer son superbe moteur, écouter son grondement et l’aspiration très suggestive des gros SU, ambiance enfin retrouvée dans cette Austin-Healey 3000 acquise il y a quelques années !

      Rapidement, cette XJ est devenue mon unique véhicule permettant de nombreux week-ends à voyager à plusieurs sans que personne ne soit sur les genoux d’un autre, et ai finalement revendu cette dernière sous l’insistance d’un acquéreur potentiel, avec un pincement au coeur qui s’est avéré tenace! En 12 ans, je n’ai rien perdu sur son prix initial, ce qui fait que cette voiture à laquelle on se plaît à tailler des costumes m’a coûté bien moins cher qu’à tous ceux qui se sont lancés dans un crédit pour une R25, la plus grosse française de l’époque, qui vaut moins aujourd’hui qu’une boite de sardines vide, tout en roulant dans un tout autre monde avec un plaisir inégalé qu’ont partagé toutes mes compagnes d’alors !
      Contrairement à ce qui est écrit, les femmes adorent les Jaguars, tant qu’elles ne sont ni rouges, ni en panne…

      La cote de cette XJ est pour le moment très sous-évaluée, encore engluée par cette image fausse de complexité et de comportement capricieux. Cette voiture est sans doute gourmande en ville et remplir ses deux réservoirs fait un peu mal, mais elle est beaucoup plus sobre sur route dégagée, et reste rapide, silencieuse, a une tenue de route extraordinaire de précision même sur route très sinueuse, freine très bien et parfaitement droit, et a bien moins de problèmes que n’importe quelle XM ou autre voiture insipide bourrée d’électronique actuelle qui n’aura jamais quoiqu’on fasse ni l’image, ni l’élégance de cette voiture que Sir Lyons avait alors lui-même qualifiée de “meilleure voiture du monde”… Je me suis même laissé dire que cet homme connaissait bien mieux les voitures que les détracteurs de la XJ, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui !

      Erik R.

      Répondre
      • Hugo
        Hugo

        Bonjour Eric,

        Bien que dépourvu de compassion, je vous remercie pour le caractère informatif de votre commentaire. Dommage que votre second degré n’égale pas vos compétences mécaniques. Mais je vous pardonne: tout dans votre commentaire laisse à supposer que vous n’avez lu que les titres…
        Pour tout dire, il est vrai que je n’ai parcouru que 10 000 kilomètres au volant de cette auto -qui est d’ailleurs toujours en ma possession-. Mais l’essentiel du texte est juste:
        – Les blocs XK en 4,2 litres sont fragiles. Trop réalésés, ils ont tendance à fendre entre les cylindres. C’est un défaut majeur, bien plus incommodant que les facéties de la boite automatique.
        – L’écrou unique est un terme que vous avez mal compris: il faudrait être stupide pour acheter une voiture anglaise et se plaindre de ses écrous impériaux. L’écrou unique est une tournure humoristique: il fait référence à une idée selon laquelle tout assemblage mécanique commence par un premier écrou. Ce dernier, suite à l’ajout de pièces constituant l’auto autour de lui, va devenir inaccessible au démontage sans retirer l’ensemble de la voiture…
        – Enfin, l’idée de comparer cette auto à une Ferrari n’est pas dépourvue d’intérêt: on n’achète pas une Jaguar en la considérant comme une R25 luxueuse. La Type E (concurrente de la 330) que vous citez en exemple, lui a prêté ses dessous pour en faire une berline rapide, précurseuse (oui, j’ai vérifié, c’est étrange mais cela est correct) des Maserati Quattroporte et autres Porsche Panamera modernes. A l’époque, la XJ6 avait même repris les enveloppes les plus performantes du moment: Elle chausse les mêmes pneumatiques que la Lamborghini Miura P400S.
        En 1968, ce choix était même revendiqué haut et fort. Lors de la première apparition de la XJ6 au salon de l’automobile de Paris, William Lyons, qui doit certainement manquer de goût à vos yeux, avait alors décidé d’y présenter la XJ6 dans une somptueuse couleur rouge, jusqu’alors apanage des coupés et cabriolets sportifs. Cette couleur sera même appliquée aux 20 premiers modèles produits qui serviront de voiture de présentation auprès de la presse mondiale. Chose cocasse, mon auto est l’une d’elles. Elle se reconnaît à de nombreux détails: Compteurs chromés, sellerie perforée et vitres manuelles… Mais là encore, c’est en béotien que j’ai décidé d’acquérir une des toutes premières série 1, malgré sa boite automatique, plutôt qu’une série 2 blanche à châssis long. Que voulez-vous, on ne se refait pas: Nous possédons l’une des premières BN1, que nous avions alors largement préféré à une bâtarde 3000 en dépit de son 6 cylindres et de ses quatre vitesses. C’est d’ailleurs cette dernière qu’ont tendance à préférer les femmes que nous côtoyons: question de génération je suppose…

  3. phil83

    je possede uen S2 de 1974 achetée apres 20 ans d’immobilisation! apres 6000e de travaux elle reprend vie sans oublier quelques soucis electiques mais j’ai rajeuni de 350ans en achetant cette auto!!

    Répondre
  4. Pascal Guyot

    Bonjour et bonne année à tous,
    Je possède depuis plusieurs années une S1 de 1969. Déjà qu’il s’agit du dessin originel
    de Sir Lyons, c’est selon moi la plus belle des XJ avec sa calandre haute, sa carrosserie
    courte et son tableau de bord agencé à l’ancienne avec ses compteurs chromés.
    J’ai mis du temps à la choisir, voulant une 2.8 avec boîte mécanique qui suffit très bien
    pour une conduite tranquille.
    Nous l’utilisons régulièrement le week end en famille, quant il fait beau et que les routes
    sont sèches…
    Une fois les niveaux complétés, je la mets en marche et parcours les premiers kilomètres
    doucement. Ensuite, la Jaguar fait très bien le job et c’est un vrai plaisir pour tout le monde.
    Je ne dis pas que ça va durer encore 20 ans comme ça mais pour le moment son suivi n’est
    pas plus compliqué que pour une autre voiture de son âge et me permet de m’essayer régu –
    lièrement à la belle mécanique, au cuir, au bois.. Quant à la carrosserie et aux chromes, je
    trouve l’ensemble de bonne conception.
    En ouvrant cette discussion, Hugo m’aura permis de vous livrer mes impressions et j’espère
    que mon témoignage saura rassurer les passionnés qui veulent se lancer dans l’aventure XJ.
    Je termine en vous disant de profiter du choix et des prix actuels pour franchir le pas. Sachez
    juste bien choisir votre voiture au départ et vous ne le regretterez pas.
    Pascal

    Répondre
  5. ph

    Bonjour, j envisage d acquérir un xj6 de 1970. Je recherche un club pour rencontrer des propriétaires sur la côte d or pour échanger .
    si vous connaissez merci de me renseigner

    Répondre
  6. Tibbe.

    En réalité ce n est pas la première fois que je lis ce texte. Très drôle. je cherche une jag depuis quelques temps… Alors forcément. J ai déjà lu cette extravagante tirade. J ai acheté aujourd hui une xj40 daimler 1993 4 litres, je sais, ce n est pas la même. Une deux phares. Moteur Ford. J espère juste ne pas avoir plus de galères que de plaisir. Merci encore pour le texte. Cdlt.

    Répondre
  7. Jojo

    Par correction, je me présente , georges, 46 ans, résidant et originaire de corse, porschiste mais passionné de voitures anciennes en général. La xj fait partie des voitures qui m ont fait aimer les voitures, donc je compte bien me lancer. Bravo pour votre article, Décalé et déroutant, mais qui me semble bien illustrer la schizophrénie d’ un amateur d ancien…un régal! Merci et bonnes fêtes!

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Bonjour Georges,

      Je vous remercie pour votre commentaire.
      Concernant cette XJ6, comme vous le dites, un défaut d’étanchéité moteur est plutôt un bon signe: ça prouve qu’il y’a de l’huile! Ces petites incontinences ont tendance à tapisser le châssis d’une légère couche d’huile qui le protège de la corrosion. Concernant le ciel de tout, idem, c’est un detail.

      Par contre, soyez vigilevigilences deux points:
      – controlez bien la présence de corrosion: ancrages du faux châssis, longerons… Une baie de pare brise n’est pas grave en soi, mais cela peut cacher bien pire. La XJ est une monocoque, en cas de gangrène avancee, les travaux peuvent largement dépasser la valeur de l’auto.
      – Si vous le pouvez, essayer de rouler un peu avec l’auto (environ 50 à 100 kms.) Au retour, cherchez la mayonnaise: vase d’expansion, retour d’huile, etc… Le 4,2l supporte mal la surchauffe et à tendance à se fendre. Je l’ai constaté sur ma XJ et sur deux type E… Dans ce cas, le moteur est HS.

      Voilà!

      N’hésitez pas à nous tenir au courant.

      Bonnes fêtes,

      Hugo

      Répondre
  8. Jojo

    Le CT mentionne une légère oxydation d une traverse, et défaut d étanchéité moteur, je présume un mal endémique de ce genre de mécanique…Le ciel de toit est détendu aussi, et le bas de la baie de pate brise présente de l’oxydation dans un coin inférieur.
    A mon sens rien de rédhibitoire, mais je suis très preneur de tout conseil, s agissant de ma première anglaise.
    Merci

    Répondre
  9. Jojo

    Aie, aie, aie, ce magnifique article me laisse perplexe, car je suis sur le point de convoler avec une série 2 de 77 6 cylindres. Faut dire qu elle a des atouts la bougresse, et elle n a connu que deux hommes avant moi , une bonne quinzaine d années durant à peu près a chaquefois. Et je crois que même avec ses allus de femme fatale, je vais plonger…ah, diablesse!!!

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Bonjour,

      Deux propriétaires! C’est peut être bon signe. Dans l’auto ancienne on circule en permanence entre raison et passion. Mon conseil: foncez!

      Répondre
  10. Milsabord

    Tres joli description de la XJ 6 ! J’en possede une (4,2 – 1979) depuis 23 ans. J’ai craque sur la XJ6 car mon voisin musicien debarquait avec Cerrone dans une serie 1 quand j’avais une dizaine d’annee. Elle m’est toujours restee dans la tete. Je suis tombe sous le charme en 1991 d’un modele de couleur blanche avec un toit vinyl noir, dans un etat quasiment neuf. J’avais 27 ans. Elle appartenait a un ami (aise) de mon pere qui ne l’utilisait que le week end pour aller Jouer au casino ! La classe ! j’ai envisage plusieurs fois de la vendre mais chaque fois je renonce car je suis sous le charme ! Moteur magnifique, chrome, ligne epuree, technologie issue des type D des 24h du Mans, c’est un objet extraordinaire. Je fais moi-meme l’entretien et je suis toujours etonne de la qualite de fabrication, des idees surprenantes des techniciens Jaguar pour concevoir des pieces. Et puis quand j’observe un moteur jaguar des annees 50 et le mien, et bien c’est le meme. Jaguar etait un constructeur de pointe a cette epoque la et ses moteurs ont vecu presque 40 ans comme les chassis egalement issus de la competition. Une XJ6 c’est un resume de l’histoire Jaguar. J’ai roule cette semaine avec et j’en suis toujours amoureux.

    Répondre
  11. RJ

    Cet article est la chose la plus drôle que j’ai lue depuis belle lurette, bravo !
    J’ai un intérêt naissant pour l’automobile de collection, lire ce genre d’article entretient et décuple cet intérêt. Ce qui me motive donc à travailler dur et réussir ma vie. Merci Auto-reverse !
    Au passage, un avis sur les Bentley d’avant-guerre ou les Rolls Silver Shadow ? C’est dans mon budget prévisionnel pour une première (car je veux une anglaise, moi aussi).

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Aaahhh… Vous souhaitez rentrer dans le monde aristocratique de l’anglaise par le haut. Une silver shadow est une excellente auto. Malheureusement, elle est très complexe et son faible prix à du conduire beaucoup de propriétaires à la négliger. Moi j’hésiterais entre deux solutions: trouver une shad rincée et continuer à rouler avec sans faire de frais dessus, ou patienter et tenter de prendre une auto à un prix assez élevé mais dont le carnet d’entretien est plus long que le relève de compte de Jerome Cahuzac.

      En tout cas, tenez nous au courant!

      Répondre
  12. tom

    sympa ton blog !
    Je vais peu être en restaurer une avec un ami a moi ( moi carrossier mon ami mécano ) , en lisant tout ceci ça laisse perplexe ..
    Pensez vous qu une fois refaite ça vaille sont pesant d or ??
    la vidéo de la poursuite ma fait rêver !! héhé
    bonne route

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Bonjour Tom,

      Sans hésiter, je ne vous conseille pas de restaurer une Xj6 en espérant rapidement en retirer un quelconque bénéfice, car votre initiative serait vaine. Une Xj6 est une auto complexe. Malheureusement de nombreuses Jaguar n’ont pas une réputation à la hauteur de cette complexité.

      Répondre
  13. frederic

    En lisant le texte d’Hugo, j’ai revécu avec douleur mon aventure avec ma S1 4,2 de 1971…
    En 1986, j’apercois sur le bord de la N4 la calandre d’une Jaguar avec un prix de 35000 frais soit un peu moins de 6000€.
    Je fais l’acquisition de la belle, et j’assure un entretien et une utilisation de voiture moderne.
    Après une utilisation quotidienne sans soucis, je fais 2 virées vers la Rochelle, avec succès.

    Néanmoins, la belle méritait des égards que j’ignorais, et surtout une utilisation qui n’a rien à voir avec celle des véhicules après 1980, ce que j’appris au cours de mon 3eme périple.

    Lancée sur l’autoroute, avec un vent d’ouest qui flirtait ce jour là à plus de 100km/h, je séme avec succès une horde de BMW de l’époque, profitant de son acceleration qui était meilleure que celle d’une 325, de sa puissance de 240cv, et de sa ligne aérodynamique exceptionnelle pour un véhicule de 1971, le tout dans un calme et un confort que l’on teiuvait encore difficilement dans les voitures des années 80.
    Mon regard naviguait sur les différents compteurs et manomètres, avec la satisfaction d’un pilote d’avion.
    Peu après Orléans (autoroute A10), je discerne une légère baisse de la pression d’huile…ne voulant inquiéter mes passagers, je prétexte une envie de café, nécessitant un arrêt a la station suivante (Meung / Loire), et j’en profitait donc pour lever le pied a une vitesse de 110.
    Tel le commandant du Titanic, je reste imperturbable malgré une pression d’huile qui ne cesser de descendre jusqu’à un point qui m’a obligé à en informer mes passagers, puisqu’un bruit moteur était apparu
    Après un rapide diagnostic en station, la vérité brutale me fut annoncée: bielle coulée, arrêt immediat. Après une balade en camion plateau jusqu’a Meung, nous terminames notre périple en R21 Gala…
    Rapatriement du véhicule vers un garage de la banlieue sud de Paris, changement du moteur, mauvais remontage, retour au garage, démontage du véhicule, faillite du garage, transport vers un autre garage de la belle en pièces , décès du propriétaire du nouveau garage et fermeture, nouveau déplacement vers un 3eme garage, avec pertes de pièces et nouvelle fermeture de celui-ci pour faillite, pour finir chez Jaguar ou la belle a commencé à être remise en état, lentement,(en effet, beaucoup de pièces avaient disparu au cours des perinigrations entre les garages), si lentement que j’ai eu le temps de perdre mon emploi au moment d’une facture que je ne pouvais plus acquitter.
    La mort dans l’âme, j’ai donne la CG au garage, après plus de 25000€ dépensé depuis l’achat de mon envoûtante Jaguar.
    Le responsable du garage m’a alors donné quelques conseils que je vous livre ici:
    1) c’est un bon véhicule, mais si vous en acheter une, préférer un véhicule état collection, qui roule tout les jours, quite a y mettre plus cher,
    2) au démarrage, toujours faire chauffer le moteur, a l’ancienne, ce véhicule ne supporte pas les demarrages a froid,
    3) sur autoroute, bien que vos ayez théoriquement une vitesse de pointe dépassant 200km/h, ne jamais rouler au delà de 150\160 km/h pendant plus de 10mn,
    4) toujours sur autoroute, une pause toutes les 2h30 est conseillée pour la mécanique,
    5) un entretien régulier et très attentif est indispensable, et toujours utiliser des huiles de qualité,
    6) ne pas faire la course avec des véhicules modernes,

    Des propriétaires de XJ ont fait il y a quelques années un France- Cap Nord en été, et ces derniers n’ont eu aucun soucis: a l’époque, dans le récit de leur voyage, on pouvait lire qu’ils avaient appliqué les regle s ci dessus.

    Pour conclure, cette voiture est formidable, et j’ai trouvé le récit de l’aventure d’Hugo …parce que je recherche aujourd’hui une XJ Série 1 4,2…

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Merci Frédéric pour votre commentaire!

      Le XK est effectivement un moteur qui date des années 50, période ou les autoroutes n’existaient pas. La plupart des anciennes ainsi conçues ont besoin des mêmes égard: sur ma MGB, je dois lever le pied toutes les 20 minutes histoire de reprendre un peu de pression d’huile…

      Je vous souhaite bon courage dans votre recherche! A tout hasard, sachez que j’ai trouvé une XJ12 S1 roulante à proximité de Fréjus.

      Bien cordialement,

      Hugo

      Répondre
    • gautier

      Lecture édifiante…Tout collectionneur est tombé en panne un jour à l’autre…
      J’ai toujours eu la chance de tomber en panne à proximité de chez moi…

      Vos conseils pour faire de longs kilomètres en “Ancienne” sont très sages…

      J’ai une XJ6 serie1 4.2 en Bretagne… carrosserie parfaite.. intérieur bon état d’origine…
      vous pouvez me contacter si vous désirez des détails.

      Répondre
  14. Bernard

    Je demeure au Québec, Canada et je conduis un XJ6 1971 4.2L depuis 20 ans et c’est la meilleure voiture antique que je connaisse. Faite les entretiens et elle vous conduira ou vous voulez allez avec un ronronnement Jaguar !!

    Répondre
    • martin

      Salut Bernard…Tu vas où pour tes entretiens ??? J’habite a Montréal et j’aimerais bien me procurer tres prochainement une XJ6 1973 de couleur silver !
      J’ai une triumph TR6 depuis 25 ans et là maintenant je pense avoir droit a une retraite confortable a bord !!!

      Répondre
  15. Sergio

    Hugo, merci pour ce sujet qui correspond point pour point à mon… achat! Incroyable ces similitudes! J’avais du Lucas et du Bosh mélangé pour des pièces identiques comme les calculateurs d’injection…. J’ai aussi cassé la direction assistée et j’ai failli prendre feu sur l’autoroute en voulant faire l’appoint d’huile!!! Et c’était une Daimler de 1981 série 2, gros parechocs US, mais avec ce… de moteur 4,2l. Première et dernière Jaguar de ma vie… Il semblerait que le V12 ait été beaucoup plus fiable. Encore merci pour ce bain de jouvence.

    Répondre
  16. Aurélien

    Cher Hugo,

    Votre article m’a bien fait sourire ! J’ai longtemps voulu acheter une XJ6 Série 1, mais à trop lire les forums sur le sujet, j’ai fini par prendre mes jambes à mon cou pour aller voir ailleurs… Le problème c’est que je suis allé voir chez Citroën…

    J’ai acheté il y a plus d’un an, la berline “haut de gamme” à la française des années 70, à savoir une CX 2200 Pallas de 1975. Je peux vous assurer que les problèmes électroniques, les problèmes de refroidissement et autres réjouissances sont au rendez-vous aussi. Sans oublier l’essentiel, les fameuses fuites de liquide hydraulique !!!

    Vous, vous avez au moins le prestige du félin anglais !

    Mais après un tel tableau, il faut vous dire que j’aime également mon tapis volant made in France ! Et qu’après avoir fiabilisé la bête, c’est à présent un vrai régal (j’espère pour un moment…)

    Je n’ai pas chassé de mon esprit l’idée d’acheter un jour la voiture de mes rêves, une XJ6 4.2 série 1. Après quelques années de Citroën je vais finir par être rodé pour passer chez Jaguar…

    Répondre
  17. magnum46

    Merci pour cet article, ça m’a rappelé le jour de l’achat de ma Rover P6 V8, le rapatriement d’Arès à Mérignac … et la panne à 300 mètres de la maison, un boisseau d’un des SU bloqué en position haute et ne voulant pas redecendre. Depuis, je la bichonne, et elle ne m’a fait qu’un seul gros caprice, un 1er mai orageux, avec ses étriers arrière inboard également, comme ceux des XJ.
    Longue route à nos vieilles Anglaises !!

    Répondre
  18. Guillaume

    Un récit tellement vrai…Pour ma part j’ai toujours mis un point d’honneur a ne jamais ramener mes acquisitions sur un camion. Ça donne: un Arcachon-Colmar en plein hiver avec une Land Rover Séries sans chauffage (avez-vous déjà mendie un café au péage par moins 20°C ? Moi si..)
    Une Saab 900 cabriolet avec une bielle coulée ( ‘sont quand même bien bruyant ces poussoirs hydrauliques….)
    La dernière en date: une Reliant Scimitar achetée au Pays Basque mais celle-la elle a fini sur une remorque vers Monceau-les Mines: vous connaissez le pont Salysbury 4ha? Il lui arrive de chanter très fort juste avant son trépas. Le chat que je ramenais en reste traumatisé.
    Ce n’est évidemment pas un hasard si je suis tombé sur cette histoire car une voiture anglaise reste une des plus belles fabrique de souvenirs que je connaisse!

    Répondre
  19. Romain Heiler

    Ah oui, ça me rappelle terriblement mon expérience en 2004 : le compte à découvert, les études non achevées, le pantalon de lin, les ennuis en cascade dès les premiers kilomètres. La même XJ sauf qu’elle était blanche, ma chemise n’était pas à fleur mais je portais un panama et je ne l’ai pas gardée 20 ans, un départ à Rome pour plusieurs années ayant mis fin à ce délire.

    J’en ai eu deux, une série 2 qui était un saucisson comme on dit en jargon automobile, puis une série 1 comme celle-ci, en bon état et qui cependant n’a jamais fonctionné correctement, des problèmes électriques puis une soupape s’est mise en carafe, moteur changé, revendue à perte après 1 an. La seule fois que j’ai perdu à la revente d’un véhicule. Je sortais à l’époque de la Citroën DS (une 23ie) donc j’étais presque habitué à une fiabilité toute relative mais alors que désormais je roule avec une Mercedes 230E de la même époque, je dois dire qu’après 30.000km dont plusieurs Paris – Milan sans encombre en moins de 3 ans, je comprends d’autant plus les dix bonnes raisons de ne pas acheter une XJ6. Toutefois le glamour me manque, tôt ou tard je retomberai dans le panneau, c’est sûr !

    Répondre
    • Adrien

      C’est tout le problème : on sait, en achetant ce genre d’autos, que les ennuis arriveront tôt ou tard. Mais on sombre tous, cette diva a un tel charme… J’aime beaucoup les DS (surtout les 23i.e, aboutissement de l’espèce), et les Mercedes anciennes, au charme bien différent cependant. Les coupés W123 et W124 me font de l’œil… Mais c’est un autre débat !

      Répondre
  20. Adrien

    Merci du compliment ! Je reste un peu dubitatif quand au 2.8, je crois savoir que mon ami a eu beaucoup de soucis avec. Mais (et très curieusement), c’est un moteur assez vif, qui prend beaucoup de tours par rapport au 4.2. Avec une boite manuelle, et l’ensemble fiabilisé, pourquoi pas ?

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Le 2.8 litres a eu une réputation assez sulfureuse car il a fondu beaucoup de pistons:
      – Conduisant une propulsion de presque 5 mètres et 1600kgs, les utilisateurs avaient le pied léger en hiver ce qui engendrait beaucoup de calamine dans les chambres de combustion.
      – A l’arrivée des beaux jours et en raison de sa petite cylindrée, le conducteur allait chercher la puissance haut dans les tours, la calamine chauffait et perçait les pistons.

      C’est un bon moteur sinon. Le bloc est solide, il a un bon rendement, il est juste un peu lourd au regard de sa cylindrée.

      Répondre
  21. Adrien

    Enfin un texte sortant des sentiers battus, mêlant expériences et second degré! Merci… Voilà des années, des décennies qu’elles me font de l’œil ces autos. Je ne franchirais le pas que dans longtemps, je le sais : le temps de “mériter” une XJ, de parcourir une sorte de chemin initiatique… Je dois avouer que je redoute un peu, beaucoup, et que je suis toujours extrêmement friand des expériences de mes aînés. Certains de mes amis ont des S1 2.8, d’autres des S1 ou S2 V12, d’autres des XJ40 ou XJS… Pour l’instant, mes ressentis comme passager m’ont convaincu que c’était une auto fantastique. Je lui avait consacré un texte enflammé, en page trois de mon blog, pour les intéressés.

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Bonjour,

      Merci pour vos commentaires! Pour ma part, je me laisserais bien tenter par une S1 2,8 litre maintenant, ou une xjs… Elle ont l’avantage de consommer légèrement moins, ce qui est plus fonctionnel pour un usage quotidien.

      Ps: Très bon votre site!

      Répondre
  22. ciaobella

    Bonsoir et Bonne Année.
    Nous venons d’acheter une Jaguar X Type estate d’occasion (je sais, on dit que c’est une mondeo déguisée en Jaguar) car on a besoin d’un bon break pour la campagne. Nous venons de la rapatrier sur Paris depuis Nice… quelle merveille que cette “petite jaguar”…. elle ronronne sur la route, on est bien à l’intérieur même s’il tombe des trombes d’eau dehors avec des rafales de vent, les 4 roues motrices accrochent comme il faut à la route mouillée… enfin, le “bon gros break” s’est révélé pour être une magnifique voiture pour des magnifiques voyages! Certes, elle n’est pas une voiture de collection, mais quel plaisir, esthétique et mécanique de la conduire!
    Bonne Année à vous tous et à vos Jaguars.

    Répondre
  23. FX

    Bonjour à tous,

    A ce stade de la discussion, il me semble urgent d’intervenir pour rassurer les fous qui veulent franchir le pas.

    Ma voiture familiale est une Sovereign S3 4.2 de 1985 avec laquelle j’ai parcouru 15 000 km en 18 mois et ce, par tous les temps. Ma femme n’a cure des voitures et j’ai une petite fille de deux ans. Ce choix paraissait donc périlleux…

    Mon premier voyage, une semaine après l’achat, m’a emmené aux sports d’hiver (tant qu’à faire, autant expérimenter les pannes d’entrée). Pendant 700 km, j’ai serré les fesses, contemplé tous les voyants, perdu incidemment quelques litres de SP98 sur l’A6 car les clapets étaient grippés.

    Au long de ces 18 mois, il a fallu réviser et fiabiliser ce qui n’avait pas été fait par les anciens propriétaires (c’est souvent le drame des Jaguar), mais jamais cette auto ne m’a laissé en panne sur le bord de la route et… tout fonctionne à bord (de la clim au régulateur de vitesse en passant par le toit ouvrant).

    Le XK 4.2 affiche aujourd’hui 150 000 km, ne consomme pas d’huile (elle en perd, nuance…) et nous berce à chaque voyage.

    Bon, c’est une 1985 et John Egan avait déjà sérieusement remis de l’ordre dans le process de fabrication et au contrôle qualité. Mais tout de même, bien suivie, une XJ6 S3 peut vous emmener loin : j’ai traversé plusieurs fois la France avec la mienne sans souci !

    Reste la consommation : entre 13 et 16 l/100 km, mais je me dis qu’avec la somme économisée sur le prix d’achat d’un monospace neuf, je peux faire au moins deux tours du monde avec…

    Et puis quelle ligne, quels odeurs, quelle classe !

    Répondre
  24. Francis

    Bonjour à tous, je roule en Jaguar depuis des années , actuellement, ma s type 3l v6 me donne entière satisfaction, mais samedi j’ai fait l’erreur d’accompagner un ami qui avait besoin de pièces….une heure après je faisait l’acquisition d’une ” belle?” Série 1 4l2 marron. J’avais juré pourtant…mais un coup de foudre plus loin, me voilà encore marié. Putain qu’elle est belle!!!!

    Répondre
  25. Saville

    Bravo!
    Superbe démonstration de passionné. Raisonnablement éclairé… second degré. Parfait.
    Modérateur d’une section Jaguar pour un forum généraliste, avec tout ce que cela comporte d’approximations et de débats stériles, cette tranche de vie est à épingler comme lecture obligatoire précédant tout achat d’XJ S1-3 et d’XJ-S pré 93.
    Cet humour caractéristique des amoureux de la marque, dualité faite de plaisirs intenses mais fugaces et d’angoisses existentielles face à l’insondable mystère technologique britannique, c’est l’essence de la vie forgée par les Monthy Python’s, William Lyons et John Egan.
    Amoureux de la marque pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle est sensée représenter (une vague image de la Gentry en teinte Kodachrome… d’avant l’ère Tatcher), nous n’avons de cesse de nous émerveiller sur la perfection du dessin du “déhanché” d’XJ6-12… tout en sachant où se trouvent les points de rouille ; et n’avons de cesse de pester sur l’incongruité du montage de ces fameux freins “in-board” tout en les présentant aux non-initiés comme étant le summum du “know-how” britannique.
    Cela frise la schizophrénie.
    Mon histoire résonne du même métal, malgré le fait que c’était XJS et non XJ. Les même pannes… dues à un capteur de position d’arbre-à-cames défectueux, qui me valurent deux frayeurs insensées, précipitant la revente de cette magnifique Celebration 4,0l de 1995.
    – Dimanche 22 ou 23 décembre, trois heures du matin entre Lons-le-Saulnier et Bourg-en-Bresse, la voiture s’immobilise sur la bande d’arrêt d’urgence, black-out total, sans électricité, plus d’assistance de freinage ni de direction… plus de Warning. Le conducteur, handicapé de la jambe droite ne peut pas sortir de sa voiture pour marcher vers la borne d’appel. Il lui reste l’équivalent d’un appel sur son téléphone portable Alcatel 1.0.
    La gendarmerie saura se montrer compréhensive et lui enverra un dépanneur, qui mettra une heure à repérer l’auto dans le brouillard.
    Une fois péniblement amenée au garage, ledit dépanneur soulevant le capot lança un “oui bon, j’ai compris” en le refermant (sans le claquer SVP!). Direction l’atelier Jaguar le plus proche, où, bien sûr, le Straight Six AJ16 démarra du premier coup, sans laisser la moindre trace de code erreur sur l’OBD.
    – Un mois plus tard même black-out à l’entrée du tunnel sous Fourvière, la voiture s’immobilisant au milieu de sa voie. Panique à bord… moment de solitude métaphysique malgré la multitude.
    Plus jamais ça.
    Et pourtant, j’ai continué à rester fidèle à la marque.
    – Deux XK8 en deux opus.
    – Une X350 SV8 Portfolio LWB.
    Et enfin une X308 R de 2000.
    Un retour en arrière, comme je m’apprête peut à faire, tant une S3 5,3HE me fait de l’oeil en ce moment.
    Pourtant, je le sais… je sais tout ce que vous avez écrit avec esprit.
    Ma situation sociale s’est dégradé selon le principe des vases communiquant : l’ascension du prix du litre d’essence VS la perte de mon pouvoir d’achat. Et c’est un V12, c’est LE V12, même HE.
    Compter 14 à 30l/100 s’il est mal réglé.
    Non, ça n’est pas raisonnable… définitivement.
    Pourtant, elle est là, coûtant une fraction d’une auto moderne, tellement craquante avec ses jantes pepperpot.

    Ah, au fait : son contrôle technique est vierge.

    Bien à vous.

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  26. Stephane

    Bravo pour votre article Hugo, il est hilarant (et excellent) !!!
    Et curieusement, au final il donne envie de posséder une XJ.

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  27. sharona

    bonjour @ tous , j’avais la xj 6 serie 1 de 1971 mais malheureusement le moteur a claqué et la cause etait la pression d’huile insuffisante …… sniff (sinon magnifique voiture)

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    • Hugo
      Hugo

      Ce n’est pas une si mauvaise nouvelle: on trouve facilement un moteur de rechange. Une coque saine est beaucoup plus rare!

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  28. MALJA

    Touché coulé, en plein dans le mille. On croirait que c’est ma biographie lol. Si seulement j’avais pu lire cet article il y a 2ans haaa malheureux que je suis, le cauchemar continue

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  29. Stephane

    Bonjour,

    J’ai adoré le talent littéraire d’HUGO, l’histoire est drôle et sympathique.
    Mais je peux affirmer que les Jaguar ne sont pas uniquement destinées à tomber en panne.
    Il est vrai que je n’ai jamais essayé de me mesurer avec les XJ des années noires de la production de Coventry , vers 1975-1985.
    J’ai quasiment troqué, un beau jour de 1989, ma Golf cabriolet contre une XJS V12, et j’ai découvert cette troublante alliance des odeurs de cuir et d’huile.
    J’ai passé du temps à verser dans tous les réservoirs tous les liquides dont elle avait besoin, mais j’ai fait à l’époque, le premier jour de mon achat de ce félin à conduite à droite, et encore immatriculé britannique, l’aller-retour de Paris à Nice (en passant par l’Auvergne) sans rester sur le bord de la route…
    Sauf quand la pompe à essence s’est débranchée seule, mais la panne a été réparé en moins de dix minutes, le plus dur a été de la localiser.
    J’ai surtout pu constater le fossé qui existe entre un châssis conçu par les ingénieurs britanniques vainqueurs, ces années-là, des 24h du Mans, et celui d’une voiture “grand public” :
    Sur les circuits de l’époque, la XJS se conduisait avec un doigt à toutes les vitesses, avec une tenue de route bluffante (tant qu’il ne pleut pas), et avec un confort bien supérieur aux berlines allemandes.
    La position allongée, derrière un capot de trois mètre de long, abritant un V12, est inimitable, et irremplaçable. Un bonheur de tous les instants.
    Décuplé par ce moteur qui vous emmène de 50 km/h à la vitesse maximale sur le même rapport (boite auto à 3 rapports), tel un paquebot.
    Cette première XJS a explosé à l’arrêt, victime de mauvaises réparations du système de climatisation (car le retour d’essence, qui est refroidi par la clim, avait été tout bonnement débranché…. D’où une surpression d’essence qui a fini par suinter, et exploser).
    Depuis, j’ai roulé avec une XJ 40 de 4l à boite mécanique, puis une Daimler XJ 40 (Toutes options et tablettes à pique-nique à l’arrière), et je roule actuellement presque tous les jours dans une Daimler LWB (chassis long) X308, dans le confort et le silence.
    J’ai, pour le plaisir, des XJS que j’achète en Angleterre le moins cher possible.
    Et dont la mécanique ne m’a jamais laché, même si les vitres ne remontent pas toujours du premier coup, ou que la climatisation se met à souffler du froid en hiver…
    Je pars en vacances avec ma famille et mes enfants sans crainte.
    Mais il est vrai, comme le disait Lucie, qu’une voiture de cette époque nécessite une attention et un entretien réguliers, et efficaces.
    Lorsque l’on va en Angleterre, on comprend beaucoup de choses, et notamment qu’il y a de forts nombreux mécaniciens sympathiques et compétents, si bien qu’une petite panne n’est pas bien grave.
    Lorsque l’on sait que la reine Elisabeth a touché elle-même à la mécanique pendant la guerre, on comprend également qu’il n’est pas question, dans l’esprit d’un Anglais, de ne pas ouvrir le capot une fois de temps en temps, et que tous ces menus entretiens, ces réservoirs à remplir, ces courroies à resserrer, ces niveaux à vérifier ne sont que prétextes à ouvrir le capot, et à contempler le magnifique 6 cylindres XJ, sans parler du V12…
    Et que l’entretien nécessite du bon sens, et une intelligence de la mécanique que l’on ne rencontre pas en France dans tous les garages.
    J’ai convaincu un ami de passer de ses BMW des années 1990 à une XJ 12 de 1992 (les dernières produites), et il en a été reconnaissant.
    Je nous souhaite donc encore de beaux moments de bonheur au volant de nos belles Anglaises.

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  30. Franck

    Beaucoup d’humour dans cet article !

    Pourtant la série 1 avec sa grande calandre et sa planche de bord contraire à toutes les lois de l’ergonomie est la plus envoûtante et la plus désirable des Jaguar XJ6 …

    Déjà propriétaire d’une Daimler V8 de 1963 (même caisse que la Jaguar MK2 mais motorisée par un fabuleux V8), je ne sais trop (voir mes dernières vacances) ce que veut dire partir avec pour faire 800 kms et arriver en voiture de location. Mais ces aléas font partie de la philosophie de ce type de véhicules, les rendant encore plus attachants.

    Et puis on fait ainsi très souvent de très belles rencontres: j’ai souvenir ainsi il y a plus d’un an d’être tombé en panne d’allumage dans un petit village en plein milieu d’un carrefour. C’est M. le maire en personne et ses conseillers qui se rendaient à leur conseil municipal qui m’ont poussé et permis de remiser ma voiture à l’abri le temps d’organiser le dépannage, le tout dans une franche bonne humeur tant ce type de véhicule déclenche la sympathie.

    Je vais donc immédiatement me mettre en quête d’une XJ6 série 1: il n’y a aucune raison pour que je continue à goûter aux joies de la panne qu’avec la Daimler !

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  31. ML

    j’en ai une c’est l’horreur avec le désavantage quelle a une boite automatique de la type E… que du bonheur elle vient de passer 2 ans chez le garagiste, alors les pièces de rechange: “…Les pièces détachées sont quasiment toutes disponibles et plutôt bon marché…” mon oeil oui!
    Oubliez!
    C’est juste beau pour balader les amis le WE, aller au marcher du village pour rappeler que la voiture du grand-père était plus chic que toutes les BMW “sarcophagique” d’aujourd’hui!!!

    Achetez-vous une RR c’est certain ça roule!

    Manuel

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  32. Robert

    Actuellement je viens tout juste d’acheter un XJ6 1984 et je prend possession demain, vous me donnez la frousse. j’ai déja des chose a fixer les essuies glaces ne fonctionnent pas et le réservoir d’essence prend l’eau ? semble t’il que c’est le gasket du réservoir qui faut changer ??? En espérant avoir plus de plaisir que de mal…

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    • Hugo
      Hugo

      Ha ha ha! N’ayez crainte, une Xj n’est pas meilleure ou plus mauvaise qu’une autre auto. Cependant, elle requiert une attention proportionnelle à sa technicité: elle a les performances d’une Gt sans jamais en avoir eu la reconnaissance.

      Les réservoirs ont tous ce problème: les bouchons sont horizontaux et prennent la pluie constamment. Il faut donc en changer les joints et surtout déboucher l’orifice d’évacuation. Par contre, il y’a beaucoup de chances que le fond des vôtres aie rouillé. Il existe un traitement à base d’epoxy s’ils ne sont pas trop abîmés. Sinon, il vous faudra les remplacer.

      Bravo en tout cas. N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience.

      Hugo

      Répondre
  33. Jed

    Merci Hugo pour ce texte très amusant qui m’a rappelé une expérience faite il y a quelques années quand j’ai ramené le même objet de mon désir à Paris.
    Je suis rentré à la godille, mais je suis arrivé à bon port.
    Ce n’est jamais un achat raisonnable et malheureusement, à la différence de nos voisins anglais ou allemands, ces autos n’ont pas toujours bénéficié du soin qu’elles demandaient et méritaient en termes d’entretien.
    Une fois fiabilisée par des mains expertes (et donc chères, très chères…) la XJ6 S1 (la mienne est de 73) reste une voiture fiable et réellement envoûtante, avec un confort et une précision de conduite bluffant pour son âge.
    Je n’ai connu qu’une seule panne… celle de l’allumage électronique.
    Bonne route

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  34. Luc

    Très beau texte sur nos XJ.

    Une voiture singulière qui détonne dans la production mondiale et reste, même en collection, un objet à part.

    C’est un superbe engin, doté de qualités qui restent encore très actuelles.
    Un grand confort, une précision de conduite nette, un roulage souple et rassurant, et des performances très dignes.

    Son immense défaut est d’être extrêmement attachante.
    On n’a pas envie de s’en séparer.

    Une question : vos sièges sont-ils en cuir véritable ?
    Les premiers modèles pouvaient être en skai, le cuir était une option assez coûteuse.

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Vous avez raison! Concernant l’intérieur, malheureusement celui de la mienne n’est pas d’origine. Elle est équipée de sièges de série 2. Ils diffèrent en de nombreux point. De mémoire, les sièges des séries 1 sont micro perforés et n’ont pas d’appuie tête.

      Répondre
      • Luc

        Les sièges de série 1 ont bien des perforations qui les font ressembler à des pansements.
        Quant aux appuis-tête, ils étaient en option. Certaines série 1 en ont, d’autres pas.
        Ils sont relativement petits, donc inutiles, ça donne juste un style plus fini aux sièges.

        Cela fait donc quelques mois que vous avez cette série 1, j’imagine que vous avez une dizaine de raisons supplémentaires de ne pas acheter une XJ6.
        Mais il restera toujours la raison n°10…

  35. Discus71

    J’ai bien aimé le résumé de la xj série I…
    C’est une superbe voiture quand elle roule,confortable puissante pour l’époque c’est un must!
    J’ai une série II qui veux dire II fois plus d’emmerde lol

    Répondre
  36. Bialbero

    A la lecture de ce superbe papier, j’ai eu l’impression que Hugo avait séjourné dans ma tête depuis toujours !
    Un grand bravo !

    Heureux “propriétaire” (je dis “propriétaire” car c’est ce qui est indiqué sur le porte-clé d’origine de ma titine) d’une XJ6 s1 4.2 litre depuis un jour de janvier 1998 alors que j’étais encore à la fac à 22 ans, je n’aurai connu le coup de la panne que deux fois et toujours pour les mêmes raisons : un vaper look en plein été et une pompe à essence hs.

    Comme quoi, avec un peu d’entretien, beaucoup d’amour et une tonne de déraison, on peut vraiment prendre plaisir à rouler avec une telle beauté.

    La revendre ? Alors ça jamais !!!

    En résumé, ces “10 bonnes raisons de ne pas acheter une Jaguar” sont précisément les mêmes qui m’ont poussées au crime. Et non, je ne suis pas adepte du SM !!!

    Longue (pas trop quand même c’est risqué !) route à tous.

    Répondre
  37. nvdlkm

    Comme vous racontez bien l’XJ6…

    J’ai une S2 (1974) que je reconstruis avec passion. Tout ce que vous avez raconté est véridique, tout au plus est-ce incomplet. Mais il est vrai que quand le vaisseau fonctionne, il est absolument merveilleux. Sur ce type de véhicule, on arrive à tout faire fonctionner, mais pas en même temps…

    Je l’adore quand même, bien qu’elle ait envoyé en l’air son joint de culasse le WE dernier…

    Répondre
  38. Maxime

    C’est une trajectoire fatale, qui passe pêle-mêle – ne cherchez pas à comprendre – par une segmentation de motobécane refaite au pied du Col du Gross Lockner un soir de juillet 1993, un faisceau de Honda 500 four rendu à la vie une nuit de septembre 1995 (puis de nouveau, un jour de juillet 2012); une 4cv et une Fiat 500 de 69 trop vite vendues par mon père; la Jaguar MK1 jamais terminée et cédée à vil prix par mon oncle; la Triumph 675cc d’une perfection soporifique qui dort dans mon garage, punie de s’en prendre trop souvent à mes points… une destinée pathétique, un voyage orbital mal engagé… je tournais en rond depuis deux mois, de forums de passionnés de mauvaise foi en récriminations atrabilaires de collectionneurs du dimanche revenus des pâquerettes… ce post concis et imparable a mis fin à mon calvaire, cristallisé mes doutes tout en les pulvérisant : JE VEUX CETTE VOITURE

    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      J’aime beaucoup votre récit, de beaux engins vous sont passés entre les mains! Quel type de Motobécane avez vous eu? Mon père a une D45S sur laquelle j’ai appris à conduire.

      Et bravo pour votre blog! Très sympathique à regarder et à lire!

      slaviavintage.blogspot.fr

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  39. Orton

    Je crois pas qu’on puisse traiter ces mecs de ‘collectionneurs du dimanche’ Lucie. Tu devrais jeter un oeil aux bagnoles qu’ils vendent et à celles qu’ils conduisent avant de dire n’importe quoi

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    • Hugo
      Hugo

      Bonjour Orton!

      Merci pour votre commentaire et bienvenu sur Auto-Reverse! Notre plaisir, c’est avant tout de partager notre passion!

      Peut-être vous méprenez vous sur le commentaire de Lucie (en tout cas, je l’espère): je pense qu’elle parle des personnes qui ont acheté des XJ6 au moment ou leur côte était la plus basse. Il est vrai que son entretien est coûteux n’est pas à la portée de toutes les bourses!

      Répondre
      • lucie

        Je voulais dire que l’on doit prendre soin d’une voiture de collection, que c’est un autre style de conduite, qu’heureusement il n’y a pas d’électronique, que si nous tombons en panne, on peut souvent réparer rapidement(sauf si la voiture est en très mauvais état) et c’est pour celà qu’il faut qu’elle soit entretenue ; mais c’est pareil pour un instrument de musique, ou tout autre passion

  40. lucie

    Bonjour

    je suis propriétaire d’une superbe Jaguar XJ6 de 1971 depuis 2005 et c’est une fabuleuse voiture mais elle se mérite pourtant je suis une faible femme, mais que voulez vous quand on aime on ne compte pas
    et une voiture de collection doit être révisée consciencieusement avant de prendre la route, ce qu’oublie de faire nombre de « collectionneur du dimanche »
    sans rancunes, vous m’avez beaucoup amusée et je ne ferai pas lire votre article à ma voiture

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    Répondre
    • Hugo
      Hugo

      Bonjour Lucie!

      Merci!
      Vous avez donc vous aussi une Série 1 vous aussi, certainement la plus belle de la lignée. Sachez que nous n’avons pu nous résoudre à vendre la nôtre car c’est une voiture qui a des défauts, mais aussi énormément de qualités.

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  41. Laurent

    j’adore cet article et tout particulierement le passage sur le toit Webasto (rien que le nom laisse présumer une bataille, perdu d’avance contre la pluie). Webastopol…
    et l’esprit XJ6 est parfaitement résumé une belle caisse pour les amateurs du genre exclusivement, ni leurs femmes, ni leurs maris (et ils sont rares) ni leurs amis, ni leurs ennemis. Mais rendons a Jaguar ce qui revient a Jaguar c’est tout de meme une auto qui a marqué les esprits (dans un sens ou dans l’autre) et a ce titre : respect !

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