WU LYF - Révolution à l'anglaise

Ce soir, en rentrant chez moi dans ma Mini, arrêté à un feu rouge, regardant l’Union Jack sur le pommeau en cuir de mon auto, mon autoradio m’a proposé un album intitulé Go Tell Fire to the Mountain. Je viens donc à mon tour vous proposer ce petit bijou qui est, de très loin, l’album qui m’a le plus touché en 2011. Premier et unique album de WU LYF, à ce jour, Go Tell Fire to the Mountain est assez difficile à classer. Certains le disent pop (??), certains le classent dans l’indie Rock (pas mal), d’autres dans le Post Rock (pourquoi pas)… une chose est sûre, ceci est très alternatif. On est très loin des standards FM servit à toutes heures par les piliers français détenteurs de la culture et initiateurs de la pensée unique que sont les grandes chaînes de télé et les grosses stations de radio (avec leur playlist de 30 titres par jour). Oui, je sais, je fais mon rabat-joie, encore une fois, alors je vais faire mon méaculpa en n’ommettant pas de vous dire que j’ai quant même découvert ce groupe sur une station nationale du groupe Radio France (Le Mouv’). 4 types de 20 ans en moyenne forment ensemble le WU LYF en 2008 : Acronyme de “World Unite, Lucifer Youth Foundation”, n’y voyez pas une allusion sataniste, loin de là. Leurs thèmes de prédilection sont l’anarchisme, l’anticonformisme, l’épicurisme… Certes, ceci ne semble peut être pas novateur et vous pensez aux Clash, aux Sex Pistols, aux Artics Monkeys…. et bien… erreur chers amis! Leur création est bien particulière. Pour vous donner une idée des bonhommes, en 2010-2011, ils avaient mis 3 morceaux en ligne, Such a Sad Puppy Dog, Heavy Pop et Dirty. Le “buzz” (encore un mot que je déteste) a pris, une sorte de tourbillon s’est créé autour de ces titres; la presse spécialisée et internet tenaient leur décompte avant la sortie annoncée de l’album… mais malgré ça, aucune interview, aucun passage télé… plus qu’underground, les 4 garçons ne voulaient (et ne veulent pas) tomber dans le mainstream. Tellement qu’Ellery James Roberts est content de faire ce qu’il fait car cela “l’autorise à devenir ce qu’il veut”. Pas de Myspace non plus.

L’explosion a lieu à 2:15 min

Après ces deux extraits (qui sont mes préférés de l’album), vous aurez un peu plus cerner la couleur musicale du sujet. WU LYF, c’est une émotion puissante et prenante, un orgue très présent, une guitare en son clair surchargée de reverb, piano, basse, une belle batterie inspirée, un fond d’harmonica et surtout une voix mi hurlée mi soufflée, on entend beaucoup d’air sortir de la gorge du chanteur à chaque mot. Ce mélange m’a complètement hypnotisé, j’ai été happé et entraîner sans concession jusqu’a bout de l’album. La voix, c’est l’élément le plus extrême du son. On adhère ou on déteste foncièrement mais la demi mesure n’a pas sa place. Une voix toujours à la limite de la fêlure, éraillée, plaintive qui donne une impression de hurlement plus que de chant, qui devient vite le signe reconnaissable du groupe. Le chant est si particulier qu’il est parfois impossible de comprendre ce qui est raconté, l’émotion prime sur la prononciation. Cet album a été autoproduit par WU LYF qui souhaite gardé son indépendance et faire la musique qui leur plaît. Moi j’aime énormément cette idée et cet album. J’attends vivement de voir ces titres en live car les retours sont unanimes : ces mecs sont vraiment très habités sur scène, encore plus que ce que l’ont peut imaginer sur l’album. Je vous aurez assez prévenu, si vous décidez d’écouter Go Tell Fire to the Mountain de WU LYF, vous allez passer un cap dans votre vie, soit vous ne pourrez plus vous passez de cet album et vous aurez une nouvelle place de choix a libérer dans votre discothèque (déjà si chargée), soit vous aurez vécu une soufrance auditive comme rarement. Le Changement, c’est maintenant

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