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Il y’a quelque chose de louche dans cette ville abandonnée. Serait-ce la police utilisée sur ce panneau?  La consonance de ce mot “Kolmannskupp” qui dénote en plein désert Namibien? L’aspect des ces maisons décaties qui mêlent sans grâce aucune la rigueur d’une esthétique allemanisante et les joyeuses couleurs d’Afrique?

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Bienvenue à Kolmanskop

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Vous êtes dans le désert de Namib, pas si loin de la ville de Lüderitz à l’architecture décidément similaire bien que plus fraîche.

La ville porte le nom d’un transporteur, Johnny Coleman qui y avait abandonné ses caravanes durant une tempète de sable. En 1908 Zacharias Lewala trouve des diamants pendant qu’il travaille dans cette zone. De nombreux Allemands vont alors s’installer à Kolman pour assouvir leur soif de richesse. En 1908, le village est fondé. Jusqu’à 1920 vont pousser une école, un théâtre, une salle de bal, un casino et un hôpital. L’argent coule alors à flots, la ville n’hésite pas à se faire ravitailler en eau potable par Le Cape, à plus de 1000 kilomètres. Les habitants irons jusqu’à construire le premier tramway d’Afrique pour relier Kolmansop à Lüderitz.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l’appétence pour le diamant et sa valeur diminuent drastiquement.

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Kolmanskop se vide alors jusqu’à sa désertion totale en 1958

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La zone est aujourd’hui encore consacrée à l’exploitation du diamant, l’accès à la ville se fait uniquement sur autorisation et seuls quelques mineurs qui vivent dans les environs continuent à profiter du théâtre ou de la salle de quilles de ce lieu abandonné.

Le désert a envahi tout le reste des bâtiments. Pour circuler dans certaines maisons, il faut désormais passer à genoux…

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