Quelle pire solution pour oublier les coups de soleil, les méduses et les glaces hors de prix que de se coller derrière sa télévision et mater toutes les saisons en retard de séries que l’on ne connaissait pas il y’à encore trois minutes?

Dans son immense dévotion, et pour vous économiser du temps, l’équipe d’Auto Reverse a passé son été à regarder ces séries pour vous faire une sélection de celles qui valent la peine:

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The Get Down: 70’S revival

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Bruce Lee, Star Wars, Puma, Grandmaster Flash…. Dans un Bronx en ruine, peuplé de Latinos et de Noirs fauchés, la nouvelle série de Netflix revisite la naissance du Hip Hop et de la Disco. Baz Luhrmann – le réalisateur de Moulin Rouge- s’efforce de mêler images d’époque et reconstitutions pour donner vie à cet univers.
Sans surprise, l’épisode pilote se déroule en plaçant chacun de ses personnages: Ezekiel, le futur rappeur, Herizen Guaridola, diva disco en devenir, Dizzee, Boo-boo, Ra-Ra… L’histoire est une banale quête amoureuse, bercée par une bande son disco/hip hop rafraîchissante. Puis, au milieu, quelques scènes fantastiques laissent à penser que si le format série a déjà été usé à la corde, il possède encore quelques ressources capables de surprendre. Ainsi, lorsque le premier Get Down arrive, vous êtes subjugués par la danse de Shaolin Fantastic. Ses pieds s’approchent et s’éloignent à la vitesse de l’éclair, la chorégraphie de l’homme aux baskets rouges est impeccable, la réalisation impressionnante.

Ce qu’on en pense: Oui, vous-vous en fichez royal. Mais vous avez lu jusque là, alors faites encore un petit effort. Si les ficelles du scénario de Get Down semblent bien prévisibles, le spectateur comprend rapidement qu’il n’est pas là pour ça. L’important, c’est l’immersion: vous y êtes, dans un Bronx 70’s ou la noirceur côtoie la plus grande liesse. Beaucoup vous diront qu’il s’agit d’une fidèle reconstitution, vous ne m’ôterez pas de l’esprit que Herizen Guaridola a plutôt tenté de faire un West Side Story un peu moins con.

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Halt and catch fire: 80’s revival

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C’est l’histoire des geeks. La grande histoire des geeks. Depuis le développement du personal computer jusqu’à l’avènement de l’internet. L’épopée est comptée à travers les aventures fictives de trois personnages bien différents: Un commercial aux dents longues, Joe MacMillan, un inventeur de génie mal dans sa peau, Gordon Clark et une jeune programmatrice punk, Cameron Howe. Certes, en lisant ces lignes, vous-vous apercevez que tout ceci n’a rien de bien original. Toutefois, la première saison se regarde avec plaisir: le scénario bien ficelé regorge des mécanismes classiques de la série qui vous laissent l’eau à la bouche à la fin de chaque épisode jusqu’au suivant…

Ce qu’on en pense: Après une première saison épique, la seconde mouture s’est montrée extrêmement inintéressante: Les personnages ayant pris des routes différentes, leur alchimie ne porte plus la série. Toutefois, pour Septembre 2017, Halt And Catch Fire attaque sa troisième année et semble repartir sur de bonne bases.

 

Mr Robot: Chuck’s revival

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Mr. Robot est un hacker. Voilà. Avec un pitch pareil, que feriez vous? Et bien vous attendez de ne plus rien avoir à faire, plus rien à regarder, plus rien à écouter, un jour de pluie, et vous regardez juste le début, en désespoir de cause. Et le début n’est pas génial: Elliot, le fameux hacker, s’adresse régulièrement à vous comme à un personnage de la série, marrant. Mais il a cette voix, celle du type qui fumait trop d’herbe en terminale et qui a loupé tous ces oraux au bac, cette voix énervante. Il serait face à vous, vous lui colleriez deux tartes, pour lui apprendre à se ressaisir. Et petit à petit l’histoire gagne en intérêt: Elliot circule dans cette société ultra connectée: mots de passe faciles, comptes facebook trop bavards… Il prend ses aises, il tente de s’attaquer aux grands de ce monde, les 1% qui possèdent tout et qui contrôlent tout.

Ce qu’on en pense: A l’instar de Orange is the new black, Mr Robot est une de ces séries qui, en dépit de leur grande soporificité parvient à maintenir le spectateur en haleine grâce à une photographie incroyable, de bons acteurs et quelques ficelles scénaristiques à la Chuck Palahniuk.

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Preacher: Evil’s back

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Un prêtre possédé par un démon, un vampire irlandais alcoolique, une femme en cavale, deux anges, le tout au fin fond du Texas. On regarde le premier épisode de preacher pour voir si c’est une blague ou pas. On regarde les suivants parceque c’en est une. La réalisation extraordinaire de cette série met en scène les comics de Garth Ennis et Steve Dillon dans un esprit à la U-Turn.

L’avis de l’équipe: Les personnages sont hauts en couleur, les acteurs géniaux. L’ambiance redneck et la violence générale affichée au huitième degrés en font une série culte. Et nous n’avons pas encore parlé de la Chevelle de Tulip…

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