capitaine malabar dit la bombeaA l’entente de ce mot, le bedonnant trentenaire se métamorphose en un hurlant Bud Spencer. Sur une échelle de 0 à une claque dans la gueule, être qualifié de “type vintage” vaut deux claques. Le seul seuil supérieur  étant “tu es un genre de hipster non?” qui vaut au moins trois grosses baffes.

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Au fil des ans,
le vintage s’est vidé de son sens

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Initialement utilisé pour nommer un millésime de vin (Il vient du français “Vendange…”) on élargira au milieu du XX eme sa définition à quelque chose d’authentiquement ancien. Puis, avec la mode du néo-retro, un truc vintage deviendra quelque chose de style vieux c’est à dire avec une peinture pastelle et des formes arrondies.

Et avec le néo-rétro qui s’incruste dans nos vies, le vintage est à la mode. Ainsi, Vintage Garage, Auto Vintage, Monsieur Vintage, tous les médias y vont de leur bonne idée pour récupérer une partie des jeunes hipsters en mal de chrome piqué.

Tous sauf la presse papier. Légèrement en peine dans le domaine de l’automobile, elle ne voit pas pourquoi elle irait en plus se frotter à un nouveau segment. Le passionné en mal de nouveaux sujets aura bien lorgné sur un ou deux magazines qui ont tenté cette incursion. Mais lorsque l’un manque de moyens lorsque l’autre manque d’inspiration…

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C’est là qu’arrive Carlingue,
le mook lancé par Jean-Paul Milhé…

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Carlingue parait tous les trois mois. Vendu 14 €, il propose un contenu dense et non stéréotypé. Vous y retrouverez du chrome, de l’huile, du bois, du cuir…

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des Micro Shure, l’avion Bugatti, la Kellison coupé,
l’Aérotrain GM et l’oeuvre photographique de Stephen Shore…

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Déjà, l’objet présente bien. La couverture en papier glacé découvre des pages de papier épais à la finition satinée. La maquette est assez classique. Aérée, lisible, elle a le bon goût de ne pas se laisser aller aux effets de style gratuits pour tenter de faire moderne.

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Les articles sont originaux et plaisants à lire. Le format Mook permet de proposer un contenu qui n’a pas l’obligation d’être aussi normé qu’un magazine. Enfin, l’iconographie est belle.

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On prend ainsi autant plaisir
à le feuilleter qu’à le lire…

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Certes, on pourra reprocher une tendance américanisante de la ligne éditoriale et quelques jeux de mots qui pourront finir par lasser. Mais rien de grave car, car pour une fois, le mot Vintage n’est pas galvaudé, la promesse est tenue.

Contrairement à une parution classique, Carlingue est distribué directement sur son site web par abonnement ou chez quelques dépositaires.

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Vous l’aurez compris, nous vous en recommandons vivement la lecture. Si le magazine vous plaît, n’hésitez pas à vous abonner pour soutenir Jean-Paul Milhé et son heureuse initiative.

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Liens

Carlingue.net // Abonnements

 

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